Peinture et énergie, l’éclat des couleurs

La vague, Suzy Lee – Kaleidoscope, 2009

Dans La vague, une enfant face à la mer s’approche de l’eau et joue avec la vague qui avance et se retire. Tout à coup, la peinture vole en éclat et la vague, dans un mouvement déchainé, recouvre tout. Aucun texte, une grande sobriété, juste une petite fille face à la mer, cette force de la nature, entre jeu et défi, provocation et éclats de rires.

Cette puissante énergie graphique peut rapeller les peintures de Jackson Pollock (1912-1956). Cet artiste est l’un des acteurs majeurs du mouvement américain Action Painting que l’on peut traduire par peinture d’action, gestuelle ou corporelle ». En effet, Jackson Pollock abandonne l’utilisation classique du pinceau pour le dripping. Cette technique consiste à laisser égoutter de la peinture sur une toile de grande dimension posée à même le sol. L’artiste livre un véritable corps à corps avec le support qu’il recouvre entièrement d’arabesques gestuelles.

Number 34 (1949) Jackson Pollock

Jackson Pollock et le dripping